CONFIDENCE LITTÉRAIRE
Dans la chambre de mes écritures

Carte blanche à Samira El Ayachi

Pour cette carte blanche exceptionnelle, Samira El Ayachi ouvre son atelier et livre les coulisses de plus de vingt ans de création.

« Je suis née à Lens, dans le bassin minier des Hauts-de-France, dans une famille ouvrière originaire de Zagora, au Maroc. J’ai longtemps rêvé d’écriture depuis ma chambre à Méricourt sous Lens dans le Pas-de-Calais. Entre extraits de mes romans, conversation et journaux intimes, lecture de textes qui m’ont nourri : je partagerai cette question : comment devient-on romancière lorsqu’on grandit loin des grands centres littéraires ? Comment ose-t-on croire que ses histoires méritent, elles aussi, d’être racontées ? Je raconterai aussi comment, au fil de mon parcours, j’ai rencontré la littérature des mondes arabes, mes premiers manuscrits, les refus, la quête d’un éditeur, le regard d’une famille ouvrière sur ce drôle de métier d’écrivain, les doutes qui accompagnent chaque livre et cette question qui ne cesse de revenir : comment s’émanciper, et hériter en même temps ? »

Samira El Ayachi sera accompagnée de Kamal Lmimouni et d’invités.es, cette confidence littéraire mêlera lectures, récits, musique et confidences.

Samira El Ayachi est une romancière née à Lens en 1979 d’une famille originaire de Zagora au Maroc. Très tôt distinguée, elle reçoit à 16 ans le Prix Louis Germain, marquant les prémices d’un parcours littéraire exigeant. En 2006, elle publie un premier roman remarqué,

La Vie rêvée de Mademoiselle S., aux Éditions Sarbacane, ouvrant une œuvre profondément ancrée dans les récits intimes et sociaux. Elle poursuit avec Quarante jours après ma mort (2013), puis Les femmes sont occupées (2019), un texte sensible consacré à la condition des mères seules, adapté au théâtre par Marjorie Nakache. En 2021, Le ventre des hommes, publié aux Éditions de l’Aube, rencontre un écho particulier : l’autrice y entremêle mémoire familiale et histoire ouvrière, à travers la figure paternelle, dans une écriture à la fois sobre et incarnée. Son dernier roman, Madame Bovary, ma mère et moi, paru en janvier 2026, confirme cette trajectoire singulière. À travers une fresque intime sur trois générations, elle explore les relations mère-fille, les formes contemporaines de la passion amoureuse et les trajectoires d’exil, en posant un regard inédit sur la santé mentale des femmes arrivées en France dans les années 1980. L’ouvrage a reçu le Prix du Roman Marie-Claire et figure plusieurs sélections (Grand Prix des lectrices de Elle, Prix de l’Académie Nationale de Médecine, 1ere sélection Prix Hors Concours, Prix du livre qui fait du bien) .

En reconnaissance de son apport à la littérature, Samira El Ayachi est nommée en 2020 chevalière de l’ordre des Arts et des Lettres par Roselyne Bachelot, consacrant une voix littéraire engagée et résolument contemporaine.

 

Samedi 21 novembre 2026
17h00

Institut du monde arabe-Tourcoing

Entrée libre dans la limite des places disponibles

En partenariat avec